jeudi 16 août 2018

Les navettes ou l’art de remonter quand on est en bas…

Les navettes ou l’art de remonter quand on est en bas…


En rivière en général, on descend. Et une fois en bas, il faut remonter. Et cela demande en général une organisation afin de ne pas se retrouver à l’arrivée avec une voiture et les clés quelques kilomètres plus haut…



Plusieurs choix s’offrent donc à vous. La navette accompagnée, celle à 2 véhicules, le vélo (roller ou skate) et enfin le stop.

Comme le Sup en rivière se pratique en général à plusieurs, si on n'est pas loin de chez soi, il est simple d’avoir plusieurs véhicules. On se donne rendez-vous au départ, et on se met en tenue. Les affaires sèches sont mises dans le véhicule de l’arrivée, et tout le matériel dans le véhicule qui monte au départ. Ainsi, une fois la descente effectuée, il suffit de se changer et de remonter chercher le véhicule au départ. Mais pour ne pas se faire avoir, laisser les clés sur le contact le temps de vous changer et utilisez un coffre de clés ou cachez les autour des véhicules afin de ne pas se retrouver bloqué près de la voiture sans les clés… Les clés sur le contact permettent de gagner 10 minutes, car une fois changé : “ C’est bon, on ferme ? Oups les clés…” Elles sont dans mon pantalon, dans le sac qui est dans le coffre sous toutes les affaires des autres… Et pourquoi les laisser avec le véhicule ? Car le sac étanche est pratique, mais en cas de perte ou de pépin plus gênant, on est vite bloqué. Imaginez-vous, vous avez un souci, une blessure, une casse de matériel ou autre. Le choix est pris de diviser le groupe en 2. Ceux qui finissent la descente et celui, ou ceux, qui stoppent au milieu. C’est mathématique, les clés seront dans 95% des cas avec ceux qui stoppent la descente… Donc on laisse les clés avec les véhicules et on les montre aux autres (histoire que tout le groupe sache où elles sont).




L’option de la navette accompagnée est plus sympa et plus simple. On vous dépose au départ et soit on vient vous chercher, soit on vous suit avec l’appareil photo (le top du top), soit vous avez posé votre voiture à l’arrivée (avec vos affaires sèches). Sinon, la personne qui vous accompagne laisse sa voiture à l’arrivée, monte avec vous au départ, et redescend avec votre voiture jusqu'à l’arrivée où elle récupère son véhicule. Cette dernière technique évite d’oublier quoique ce soit…




Il existe aussi des navettes au bilan carbone allégé, ou plus sportives. Le principe est toujours le même. Déposé à l’arrivée un moyen de remonter. Vélo, skate, roller… Tout est bon pour regagner le départ. Mais autant il est simple de poser un vélo avec cadenas à l’arrivée autant poser skate ou roller est plus compliqué. Il faut souvent la complicité de quelqu’un (camping, magasin, voisin) qui vous garde votre bien… Et on remonte en maillot au départ. Attention toutefois à ne pas vous retrouver à faire du skate sur une route nationale, on ne doit pas y être bien !

La dernière option est l’option pouce. On remonte mouillé dans le véhicule de quelqu’un qui passe… En général, si on n'abuse pas trop, ca marche bien. Les gens qui voient une personne en combi faire du stop sur le bord de la route, pensent vite que l’on a un souci… Donc on remonte facilement, mais vous l’aurez compris, il ne faut pas en abuser ou faire style d’avoir un souci pour garder cette option en cas de secours. Et ca arrive plus souvent que l’on ne pense.



Maintenant que vous savez faire vos navettes, il suffit de trouver laquelle s’adapte le mieux à la situation, et d'aller à l’eau. Mais surtout pensez à partir accompagné. On ne part pas sur une rivière seul. En cas de pépin, on est toujours content d’avoir quelqu’un pour nous aider, pour appeler de l’aide, ou au moins pour faire la navette !

dimanche 5 août 2018

Chose promise, chose due


Comme je vous en avais parlé, je profite de l’été pour vous expliquer ce changement. J’ai quitté la firme au Tiki pour pouvoir travailler avec une marque qui colle mieux avec mon esprit.
J’ai passé avec Starboard une très bonne saison. Du très bon matériel, qui facilite pas mal les choses. Mais il faut être devant à tout prix. Être le premier, et écraser la concurrence. Je n’en n’ai pas forcément la capacité, et surtout, pour moi il n’y a pas de concurrence, mais plutôt des copains. Du coup, être devant avec plaisir, mais sans les écraser. Et si je peux les aider, ca sera avec plaisir quitte à perdre une place…

En plus de cela, j’ai quelques idées qui me trottent dans la tête… Des dessins de planches, des accessoires… Des choses qui peuvent être transmisent au département recherche qui après étude sera peut être commercialisé d’ici 20 ans si cela leur convient… Bref, mes idées restent lettre morte.
Du coup en discutant de différents sujet avec Chris de RedWoodPaddle, on en ai venu à discuter du Sup en rivière. Dans la foulé, je changeais de crémerie et j’intégrais la Redwoodfamily. Je dessine les planches de rivière, on les teste et il les commercialise. Quand il a vu un de mon leash auto-largable (cad sans action de l’utilisateur) il m’a de suite dit: “il faut qu’on sorte ca!”
En compet, aucun objectif de fixé, si ce n’est de se faire plaisir, mais je ferai de mon mieux ! Alors lorsque l’on met tout bout à bout, c’est vraiment sympa. Donc je suis au boulot, les plans sont faits, et les protos vont bientôt être entre mes mains…

En attendant je joue avec la Funbox’R Pro 9’6x35”x5” qui est bien sympa et joueuse… La preuve.

samedi 7 juillet 2018

Sup River Tour étape 4 : Natural Games

Le week-end dernier s’est déroulé les Natural Games. Un gros festival de sport et musique. Ce fut aussi l’occasion de partir en maison mobile à 2. Et oui Maialen est rester chez ses grands-parents, mais nul doutes que la prochaine fois elle suivra !
Ce festival était aussi la 4eme étape du Sup River Tour, et donc l’occasion de retrouver tout les copains et de s’en faire d’autres. Arrivé le vendredi, on retrouve tout le monde et rencontre Chris de chez RedwoodPadlle. Une belle rencontre, un gars bien sympa, ouvert et accueillant. Après s'être restauré et avoir bataillé avec la sécurité, on passe la nuit sous le viaduc de Millau.


Le samedi début des épreuves. On commence par essayer de trouver la bonne planche, car la 9’6 me parait un peu courte, mais au final elle sera une bonne arme pour le border cross. Je passe les qualif en 3eme position (seuls les 3 premiers passent) puis les demi en 2 (ou seuls les 2 premiers passent). Pour la finale, il est dur sur le plat de se battre avec des planches de 11’ de long. Je le savais, je manque de glisse et surtout de bras ! Je suis donc bon dernier jusqu'à la première bouée. J'aperçois un trou de souris et réussi à gagner 2 places. Je ressors juste devant Jérémy qui me fait tomber à l’approche de la bouée suivante. Je réussi à rester sur la planche et comme il est du mauvais côté, il est obligé de me pousser dans la bouée que je contourne en restant devant lui. Je lève la tête et j'aperçois 2 rider tomber sur la bouée suivante. Il faut assurer et surtout rester concentré. C’est ce que je réussi et accroche la dernière place du podium. J’en suis ravi au vu du niveau de ce Sup Cross et de ma position de départ.



Le dimanche avant de rentrer, nous réalisons le slalom. Un parcours que l’on fait 2 fois, la meilleure des 2 manches est retenue. Un parcours avec un gros point technique sur le début et une fin qui parait simple. Sur la première manche, je me fais gêner par une bouée, qui a reculée de 1m entre l'entraînement et la course (mais j’aurai du le voir…) et perds du temps mais le reste est relativement propre. Je décide de changer de planche pour gagner un peu en vitesse. Ce fut une grosse erreur. Sur la deuxième manche, je me fais piéger par une vague dans la partie plus simple du parcours. Une vague qui me fait tombée et une manche que je ne termine pas… Je suis donc 11eme de ce slalom, loins derrière les fusée.
Au classement overall du week-end, je ne sais pas trop ou j’en suis car je n’ai pas vu les résultats, mais je ne suis pas bien… Et pour ce qu iest du Sup River Tour, lorsque le classement se mettra a jour (un jours peut être…) je vais aussi descendre…


Mais l’objectif n’est pas les places. Ce week-end, j’ai passé plus de temps à expliquer, montrer et tester des planches. Et cela correspond très bien avec mon nouvel objectif : concevoir et shaper de nouvelles planches. Mes dessins sont prêts et ils sont transmis. Il ne reste plus qu'à attendre les protos pour valider mes idées. C’est un travail hyper intéressant, et gratifiant. Merci Chris pour ta confiance. Il me tarde de voir si mes idées sont bonnes depuis le temps qu’elles me trottent dans la tête…

Je vous dirai ce que ca donne !

mercredi 6 juin 2018

Sup River Tour : étape 3 OMF


Voici maintenant quelques jours que l'Outdoor Mix Festival s'est déroulé. Une première pour moi, et un retour dans les alpes depuis la dernière fois en kayak, il y a 17ans...

Un gros évènement mélangeant, concerts et compétition. Un gros niveau d'eau, qui ajoute un peu de piment pour la course. Du beau monde sur cette étape qui est aussi une coupe d'Europe de Sup River.

Après 9h de route, nous voilà sous la pluie pour le 1er concert. Le lendemain, nous reconnaissons le parcours du Sprint, soit la descente de 15 minutes. Les lignes sont assez simples et le passage final de la clapière ne compte pas, la ligne d'arrivée étant juste sur la vague. Après un repas léger, la course ne se déroule pas trop mal même si une erreur de trajectoire me fait perdre un peu de temps. Je termine 6e de cette manche.

Après un autre concert, un parcours est installé sur la vague de la clapière. Le niveau étant très haut, il est choisi d'éviter la vague et de passé sur la gauche avant de faire un gros bac (une traversée) figure clé du parcours. Je n'arrive pas à réaliser de passage correct à l'entraînement, même si, j'ai pris de bons repères.

Après une première manche annulée, car une bouée bouge, je réalise un passage correct, même si le bac me fait terminer un peu loin. Le deuxième passage est bien mieux, mais une chute bête, me fait perdre pas mal de temps. Ce sera une 7e place. S'en suit, le boarder cross. On garde le même parcours sauf que l'on part à 4. Les 2 premiers passent au tour suivant. Je passe les qualifications un peu limite, en profitant des chutes des 2 premiers. Un 1/4 de finale où je passe aussi, mais je suis stoppé à la porte de la finale. J'obtiens donc une 5e place.

Au classement final, je suis donc 7e. Pas trop mal pour une coupe d'Europe, mais un peu déçu, car il y avait la possibilité de faire mieux... Pas le choix, je devrai me rattraper avec les Natural Games à la fin du mois. Et avec des nouvelles... ! Mais ca, on en reparle vite ! :D


mercredi 9 mai 2018

Un plan presque parfait !


Un Dîner plan presque parfait !



Prenez un jour férié, une louche d’eau, une pincée de soleil et servez le tout sur un ancien bassin international de kayak au fond du pays basque. Voilà peut être la recette pour un plan parfait.



Avec Jean-Yves et Arnaud, nous sommes partis nous entraîner en Sup en eaux-vives. Nous recherchions un peu de difficulté, et le bassin de Licq s'est posé là. Un joli niveau d’eau, provenant de l’orage violent de la veille, nous a offert 500m de classe III, sans un seul caillou. Enfin, en regardant les mouvements d’eaux, il y a bien des cailloux, mais bien cachés sous l’eau, qui sont juste là pour nous perturber les lignes et ajouter un peu de piquant à ce joli bassin.


Le soleil se fait discret et la technique aussi. A la fin du premier passage, on est d’accord. Ca va vite, c’est non-stop et surtout il faut être au bon endroit… Mais la ligne est bien visible !


Le chemin au bord du bassin est juste magique lorsque les feuilles jouent à cache-cache avec le soleil. Mais pas forcément simple à emprunter avec nos planches…


Les passages suivant sont de plus en plus propre. Et nous continuons en jouant à travers un joli passage.


Le soleil est de plus en plus chaud et nous aussi. Les derniers passages sont propres. La technique est au point, la ligne bien dans les têtes. Quelques photos et c’est déjà l’heure de rentrer.


Un super bassin qui n’a jamais été fait en sup (surtout par ce niveau), et qui est pourtant un ancien bassin international de kayak slalom. Certes, il a subi quelques déboires avec les différentes crues, mais la difficulté est la, et le décor est juste fantastique, bien mieux que des plots en plastique dans du béton.


Passons à présent aux notes.


pour le cadre : 9/10 (on a même eu droit à un survol de 15 vautours)


pour la météo : 8/10 (bronzage et se changeant, le top.)


pour la rivière : 8/10 (du gros, du rapide… Quelques stops et un poil plus de longueur et c’est parfait.)


pour la remontée : 4/10 (aie, c’est long pénible, mais il faut bien payer l’addition.)


Avec une moyenne de 7,25/10 , le bassin de Licq fait partie de mes tops sorties en SupRiver.

Alors quelle sortie sera la sortie de l’année et remportera le titre de “sortie parfaite” ? Revenez d’ici quelques mois pour obtenir le résultat.