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Le gravel, version grandeur nature

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  Prétexte du jour : une révision du quad chez QDN64, du côté de Saint-Jean-de-Luz. Le quad sur la remorque, le vélo dans le coffre, et un plan simple, presque trop simple : une heure de route à l'aller, une heure de vélo sur place, une heure de route au retour. La météo hésitait entre deux avis contradictoires, alors le K-way a fait le voyage aussi, au cas où. Le BH-bar était de sortie, le vélo qu'on emmène justement pour ce genre de programme improvisé. Ce qui ne m'a pas empêché de tiquer en regardant Strava annoncer un parcours en "sentier". Sentier, vraiment ? On va voir ça. La ville, ce terrain hostile Ça commence en longeant la plage, sur route ou piste cyclable selon les tronçons, avec un profil qui a le mérite de réveiller les jambes sans prévenir. Irrégulier au possible : des voitures, des stops à chaque coin de rue, des piétons qui traversent avec la certitude tranquille des vacanciers en terrain conquis. La ville n'est décidément pas un terrai...

La zone 4, cette inconnue

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Il y a des zones d’entraînement qu’on connaît par cœur, et il y en a une qu’on croise sans jamais vraiment lui être présenté. Pour moi, c’était le Z4. Un vague voisin de palier entre le Z3 et le Z5, que je saluais poliment sans jamais l’inviter à dîner. Mercredi, on lève le pied (vraiment) La semaine a commencé par une petite sortie route en cruising tranquille, histoire de digérer le bloc précédent avant d’attaquer le suivant. Rien de spectaculaire, juste une cinquantaine de kilomètres à allure sage, le genre de sortie qu’on regarde à peine sur les données parce qu’elle a fait exactement ce qu’on lui demandait : rien de trop. Une bonne charge d’entraînement, digérable, posée là comme une transition plutôt que comme un événement. Et c’est précisément le but d’une semaine de récup : ne pas avoir grand-chose à en raconter. Le Z4, ce grand mal-aimé Depuis le temps qu’on me répète qu’il faut du Z2 pour la fameuse “V’caisse”, pour progresser, pour gagner en vitesse sur la durée, j’avais fin...

Lohitzun, le vent, et moi (spoiler : c'est le vent qui a gagné)

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Aujourd'hui, 30 août, j'ai enfin fait ma première vraie sortie longue de l'été. Le genre de nouvelle qui devrait se fêter au champagne, sauf qu'elle tombe la veille de la rentrée, celle du collège, cahiers et sonneries incluses. Un peu comme réviser la veille de l'examen : c'est mieux que rien, mais le timing pose question. Verdict : 63 km, 3h05 en selle, presque 600 m de dénivelé, et une cheville qui, tenez-vous bien, n'a strictement rien eu à dire. Après l'entorse de juin, ce silence-là vaut toutes les statistiques du monde. Lohitzun, ou l'art de la fausse bonne nouvelle Le programme du jour : direction Lohitzun, magnifique au demeurant, avant de redescendre sur Mauléon puis de rentrer à la maison. Sur le papier, une jolie boucle. Dans les jambes, une vraie montée : 2,3 km à 6,5 % de moyenne, avec des pointes à plus de 11 %. De quoi faire grimper le cœur, sans (trop) se mettre dans le rouge. C'était bien tout l'enjeu. Et puis, à ce que je c...

Pourquoi ce blog change de nom (et pourquoi j'ai enfin appris à lever le pied)

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 Il faut que je vous avoue quelque chose. Pendant longtemps, mon VTT s'est résumé à un seul vélo : un VTTAE, et une méthodologie d'entraînement rigoureuse et scientifique qui tenait en une phrase — je monte dessus, et j'appuie comme si quelqu'un me poursuivait. L'assistance électrique aidant, je trouvais toujours un moyen d'aller taper dans le rouge un peu plus loin, un peu plus fort. Résultat des courses (au sens propre) : j'ai réussi l'exploit de passer 2h40 en zone 5 sur une seule sortie. Deux heures quarante. À un rythme cardiaque qui aurait dû, en toute logique, m'alerter sur mes choix de vie plutôt que sur mon prochain défit. Le pire, c'est que j'étais plutôt fier de moi. "Regardez comme je vais vite, regardez comme je souffre bien." Sauf que souffrir n'est pas un plan d'entraînement, c'est juste... souffrir. Septembre dernier, le vrai point de bascule Ça fait tout juste un an. En septembre, j'ai pris une...

Le BH ressort du placard… en mode gravel !

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Vous vous souvenez du BH ? Mon ancien compagnon de route, celui qui prenait la poussière dans le garage depuis que le 900S a débarqué. Je l'évoquais en passant, comme on parle d'un vieux ami qu'on a un peu mis de côté sans vraiment l'oublier. Et bien le BH, il est de retour. Mais pas tout à fait sous la même forme. L'idée de départ Plutôt que de le laisser vieillir dans son coin, j'ai décidé de lui donner une seconde vie. Le principe était simple : graveliser un VTT. Pas le 900S,  il est trop récent, trop bien dans sa peau de vélo XC pour qu'on lui fasse subir ça. Mais le BH, lui, il avait tout à gagner dans l'aventure. Deux modifications principales. Rien de révolutionnaire, mais suffisamment pour changer radicalement la proposition du vélo. Ce qui a changé Les pneus Exit les gros crampons qui roulaient comme des ventouses sur le bitume. Place à des pneus plus fins, plus lisses, taillés pour avaler aussi bien le chemin que la route. Le gain est immédiat...

Le Bergamont nouveau est enfin arrivé.

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  Cela fait un peu plus d'un mois que j’ai déniché ce vélo, et je n’ai pas pu le rouler avant. Un petit problème de roue libre qui transformait les watts en un doux grincement m’a obligé à un détour par mon vélociste . Le problème semblant plus compliquer qu’a son apparence, une roue de prêt me permet donc de rouler. Bien entendu, j’ai immédiatement tracé des parcours de 40km à 50km afin de pouvoir le tester, mais le calendrier et la météo en ont décidé autrement. J’ai donc pour le moment uniquement réalisé un test en atelier sur 5m et une mini sortie.  6km en mode Deliveroo du dimanche. Pas de pizza, juste un paquet à poser, mais j'ai failli demander un pourboire à l'arrivée. . Un paquet à poser, je m’en suis chargé ! Le tour de Sauveterre depuis la maison m’aura permis de me rendre compte de quelques points. Le poids, inférieur à 10km avec porte-bidon et compteur , est d’un bien absolu. Au démarrage, dans la pelouse et sur le petit chemin de terre avec des branches ...

La photo du mois : novembre

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Et si, chaque mois, je vous proposais une de mes photos préférées ? Pas forcément la plus belle, pas forcément une déjà publiée… mais une image qui représente mon mois, qui raconte quelque chose, qui a du sens pour moi. Pour novembre, le choix n’a pas été simple. J’en avais sélectionné cinq au départ, dont trois qui se ressemblaient un peu. J’aurais pu choisir une photo de vélo : j’ai beaucoup roulé avec mon 900S, même si c’était souvent trop routier à mon goût. J’aurais aussi pu opter pour un paysage pris lors d’une sortie, mais vous les avez sans doute déjà vus. Alors j’ai choisi celle-ci : Pourquoi celle-là ? Parce que tout est parti d’un exposé que Maïalen voulait préparer pour sa classe. Le thème qu’elle a choisi : la photographie. Déjà, j’étais ravi. Et puis, en revenant de chez mes parents, elle a débarqué fièrement avec le Praktica de mon père dans les mains. Il a fallu lui expliquer comment fonctionne la pellicule (pas forcément évident pour sa génération), parler des objecti...