Aujourd'hui, 30 août, j'ai enfin fait ma première vraie sortie longue de l'été. Le genre de nouvelle qui devrait se fêter au champagne, sauf qu'elle tombe la veille de la rentrée, celle du collège, cahiers et sonneries incluses. Un peu comme réviser la veille de l'examen : c'est mieux que rien, mais le timing pose question.
Lohitzun, ou l'art de la fausse bonne nouvelle
Le programme du jour : direction Lohitzun, magnifique au demeurant, avant de redescendre sur Mauléon puis de rentrer à la maison. Sur le papier, une jolie boucle. Dans les jambes, une vraie montée : 2,3 km à 6,5 % de moyenne, avec des pointes à plus de 11 %. De quoi faire grimper le cœur, sans (trop) se mettre dans le rouge. C'était bien tout l'enjeu.
Et puis, à ce que je croyais être la moitié de la montée, le GPS affiche "fin de la montée". Première réaction : méfiance. Je m'attends encore à un bon tiers de col, alors je me dis qu'il doit s'agir d'un palier, d'une fausse alerte, d'un sous-segment sans importance, et je garde mentalement de la réserve pour la suite. Sauf que la suite n'existait pas. C'était la vraie fin, la totale. Toute une deuxième moitié de montée que j'avais soigneusement imaginée dans ma tête, et qui n'a jamais existé ailleurs que là.
Résultat des courses côté fréquence cardiaque : une grosse quinzaine de minutes à 165 pulsations de moyenne sur ce morceau-là. Pas franchement de la zone 2. Mais sur l'ensemble de la sortie, l'essentiel du temps, plus d'une heure et demie, est resté bien sagement dans le vert. La montée fait monter le cœur, c'est dans le contrat ; le reste, en revanche, j'ai appris à ne plus le sacrifier sur l'autel de l'ego.
Puis Mauléon, et le vent qui n'avait pas eu le mémo
Et sans surprise, sans aide non plus : un vent de face, avec des rafales avoisinant les 30-40 km/h, s'est chargé tout seul du travail que le relief refusait de faire. Résultat : je pédalais fort pour avancer doucement, dans un décor qui, lui, ne bougeait pas assez vite à mon goût. La route offrait le paysage, le vent facturait le passage, et sur cette portion-là, c'est clairement lui qui a gagné.
Le bilan, sans trahir personne
63 km, environ 595 m de D+, 3h05 de selle, une bonne charge d'entraînement dans les jambes : une sortie longue, mais gérée, pas explosée. Loin des 80 km et 1200 m de D+ que je m'étais fixés comme objectif pour ce début d'été, avant que la cheville ne vienne rebattre les cartes. Mais vu d'où je reviens, ce n'est pas un échec : c'est une reprise.
Alors demain, direction le collège, cahiers et sonneries. Aujourd'hui, une sortie longue enfin réussie, la cheville qui tient, et la certitude tranquille que je reprends le boulot, celui de septembre comme sur le vélo, là où je m'étais arrêté.




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