Accéder au contenu principal

Zone 2 dans la tête, zone 4 dans les jambes


Il y a quelques jours, j’étais parti pour une sortie longue en zone 2, tranquille, propre, maîtrisée. Le genre de sortie où tu fais du fond sans te cramer, où tu profites du paysage en souriant intérieurement à ta rigueur de sportif organisé. Sauf que… j’étais un peu juste sur l’horaire. Et donc, zone 4 dès le départ. Voilà. Plan de base explosé dès les cinq premiers kilomètres. J’ai tenté de gérer l’effort en revenant en zone 3 avant l’ascension du col d’Iparlatze (ou Iparlatzeko, pour les amoureux du basque bien prononcé). Un petit col à 325 m, tout en douceur… sur le papier. En vrai, une montée qui t’achève quand tu es déjà en surrégime.

 

La sortie faisait 56 km, quasiment que de la route, à l’exception d’un petit single de 500 mètres pour la touche nature. L’aller s’est plutôt bien passé, en forçant un peu, mais en gardant le sourire. Et puis, une fois en haut… plus de pile. Terminé. Vide. Et comme souvent, le retour entre Saint-Palais et la maison s’est transformé en faux plat montant sans fin, une longue route qui ne monte jamais franchement mais t’empêche d’avancer, le genre de segment où tu plafonnes à 12 km/h en te demandant si ton frein arrière ne frotte pas.

 

Heureusement, j’ai quand même pris le temps d’observer ce qui m’entourait. C’est l’avantage quand on n’avance plus très vite : on voit mieux les détails. Les chênes qui tapissent les flancs des collines, cette lumière changeante sur les pentes, et surtout, les chevaux au sommet du col, comme une petite récompense muette. Un moment suspendu, simple et apaisant. Et malgré la fatigue, l’horaire a été tenu ! Pas de KOM, mais un bon mélange d’effort, de contemplation, et de dépassement version "j’en peux plus mais je termine quand même".

 

Bref, une belle sortie, une de celles où tu rentres rincé mais content, et un peu plus amoureux encore de ces routes ondulées du coin. 


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pier’eau : Campagne Ulule validée, fabrication en cours !

Pier’eau : l’aventure continue ! Je vous avais présenté en début d’été Pier’eau, mon leash automatique pour le SUP. Une petite idée devenue projet concret grâce à vous — et à une campagne Ulule qui a été validée avec succès ! Un immense merci à tous les participants et surtout à mon VRP...

Suivre le fil

Hier, la météo, l’envie de souffrir un peu, et ce besoin d’air m’ont décidé à sortir le VTT. Pas le VTTAE, non. Le musculaire, celui qui ne te trahit jamais, sauf quand tes jambes décident de faire grève.

C'est la bascule !

Ça y est. Depuis plusieurs mois mon VTTAE était en vente. Je vous en avais parlé mais je ne voulais pas le brader. Au final il est parti dans les montagnes béarnaises, et de belles balades vont s'offrir à lui et son pilote. Son prix de vente étant très correct, autant pour l'acheteur que pour moi, son remplaçant était dans mon garage le lendemain ! (On ne perd pas le nord !) Et oui, je n'ai pas traîné. Le lendemain, un Rockrider 900s Race était à la maison. Un vélo en carbone , tout suspendu, orienté XC et marathon . Avec ses 120mm avant et arrière, il permet de bien rouler sans surpoids. Aujourd'hui, avec le GPS dessus il est à 13kg pile. Une sacrée différence par rapport au 27kg de mon VTTAE. J'ai l'impression de m'envoler, ou presque. Encore un peu plus lourd que mon BH (oui, je suis exigeant), mais il aura droit à un petit régime au fur et à mesure de l'usure des pièces. Roues, pneus, disques, pédales, fourche... il y a pas mal de pistes d'amél...