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Et si je ne changeais… rien ?

Ces derniers jours, après avoir quasiment acté mon changement de vélo, le doute s’est invité. Alors, j’ai enchaîné mes sorties habituelles… et même programmé une virée en montagne (finalement avortée par la météo). Verdict : ces sorties ont pas mal bousculé mes certitudes. 
Première sortie : Un petit parcours...
 en VTT de 20 km avec trois bosses. Terrain sec — en ce moment, même le gave semble sec — et quelques passages techniques : montées raides mais sans marches, descentes avec trajectoires à négocier. Après 5 km d’échauffement, première montée dans le rouge, mais je gère mes tours/minute. Relance en haut, récup’ dans la descente. Deuxième bosse : je sais qu’au milieu, un mur m’attend. Passage au rupteur, récupération rapide, et je termine content… jusqu’à la fin de la descente. Un peu de dévers, des cailloux, peu de place… et me voilà, à deux à l’heure, planté dans une tranchée mal pavé. Pas grave, je suis en bas.
Nouveau chemin, jamais tenté en musculaire : une montée en galets, motricité aléatoire, trajectoire à choisir, gros pavés à éviter… j’adore. Puis vient la dernière partie : du très raide. Je me plie sur l’avant, les coudes fléchis, je passe les vitesses… ah non, j’étais déjà en haut de cassette. Malgré tout, la bosse s’efface, sans poser le pied. Franchement, je n’y pensais pas en partant… et encore moins à mi-pente, quand mon cerveau gauche me disait “allez, pose le pied, tu vas exploser” et que le droit hurlait “serre les dents, tu peux le faire !”.

Je boucle en rentrant par la route, ravi. Résultat : un PR sur la première bosse, et deux segments créés pour pouvoir comparer. Conclusion : le tout suspendu XC, c’est vraiment ce qu’il me faut. Il me donnera la petite dose de facilité pour les descentes.
Les jours suivants, place aux sorties avec ma fille : 7 ou 8 km par jour, cinq fois par semaine. Sympa et régulier. Entre deux, je trace une boucle en montagne : 30 km, 1 000 m de D+, secteur Iraty. Les retours sur les groupes sont clairs : “Faut de bons mollets en musculaire”, “On l’a fait en VTTAE… et on a tous +60 ans”. J’hésite : musculaire ou VTTAE ? Finalement, la météo tranche : orages prévus. Partie remise.
À la place, sortie route depuis la maison : 53 km, belles montées, et le vélo au top, ça grimpe sans traîner. Sur le plat, près de 30 km/h de moyenne. Confiance retrouvée… jusqu’à ce que le vent de face se lève. Vitesse qui s’effondre, inconfort sur la selle, bras trop courts. Là, je me dis qu’avec un gravel, j’aurais eu un meilleur rendement, surtout face au vent.
Alors, que faire ? Gravel + VTTAE : parfait pour la route et la montagne, mais moyen pour les sorties familiales. VTT XC + VTTAE : bon combo pour jouer et rouler en famille, moins pour les longues routes. VTT XC + gravel : polyvalent, mais en montagne, le musculaire est costaud… mais finalement, mes vraies sorties montagne ne représentent que 2 à 3 sorties par an, et je peux toujours adapter mes parcours si besoin. Bref, le combo parfait n’existe pas… ou alors pas avec deux vélos.
Moralité : mes vélos actuels font tout, même s’ils ne sont pas “au top” partout. Mon VTTAE, peu utilisé cet été, reste royal en montagne ou par terrain gras. Mon VTT, lui, me fait plaisir sur toutes les sorties. Il reste à améliorer le confort, mais ca je trouverai.

Conclusion : pas question de brader l'un ou l'autre pour changer. S’ils partent, très bien. Sinon, je garde. J’ai le temps… et en attendant, je roule ! Et vous, que feriez-vous à ma place ? Vous vous êtes déjà retrouvé face à ce genre de dilemme ?

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